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Cité de la musique
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Hautbois

Professeur : Frédéric MOURGUIART

Classe de Hautbois (moderne & Baroque) – Musique de

Chambre – Interprétation de Musique Ancienne

Les cours ont lieu en salle 11

l'âge mini est 7 ans ... pas d'âge maxi !

Biographie du professeur

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Frédéric MOURGUIART est né le 21 août 1969. Issu d’une famille de musiciens installée à ORLEANS depuis 1968, il débute l’étude du Hautbois à l’âge de 11 ans.


Premier Prix du Conservatoire d’ORLEANS, puis médaille d’or à l’unanimité, et Prix de

Perfectionnement au Conservatoire National de MEUDON.


Premier Prix d’Honneur au Concours International de l’U.F.A.M. en 1991, il est à la même période soliste de l’Orchestre «La Concertante» Orchestre spécialisé dans l’interprétation des œuvres de Mozart, Haydn et Schubert.


C’est à ce moment que Frédéric MOURGUIART s’intéresse à l’interprétation de la Musique Ancienne et se plonge dans l’étude des différents traités sur le sujet. Il approfondit sa passion en étudiant sérieusement le Hautbois Baroque, tout en suivant les séminaires et conférences de Laurence BOULAY, Davitt MORONAY, Jesper Böje CHRISTENSEN, Sigiswald et Barthold KUIJKEN, Michel HENRY et Marcel PONSEELE.



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Il suit également les Masters-class de Maurice BOURGUES, Jean-Louis CAPEZZALI, Lajos LENCHES, François LELEUX et Heinz HOLLIGER.


Frédéric MOURGUIART entre la même année au C.N.S.M. de LYON dans la classe de Jean-Christophe GAYOT et Guy LAROCHE. Il obtient lors de son cursus les unités de valeurs d’Histoire de la Musique, d’Arts et Civilisations, d’Analyse Musicale et de Chant. Il forme à la même période avec ses amis le Quintette NOCTURNE qui entre en Cycle de Perfectionnement dans ce même Conservatoire et obtient en juin 1995 un 1er Prix à l’unanimité et les félicitations du jury. Un an plus tard, il sort du C.N.S.M. avec son Diplôme National d’Etudes Supérieures Musicales, mention très bien à l’unanimité et les félicitations du Jury.


En duo avec le pianiste Franck BONFIGLIOLI, il remporte en mars 1994 un Prix au Concours International de sonates de VIERZON ; en mai 1995 le Prix de la Musique du XXème siècle au Concours International « Henry SAUGUET » et en août, il est finaliste de la GILLET OBOE COMPETITION se déroulant à ROTTERDAM.

En sonate avec Catherine BEYNON à la harpe, il se produit en France et à l’étranger, entrecoupé d’engagements réguliers au hautbois baroque et classique.

Il assure également des remplacements à l’Orchestre des Pays de Savoie, au Capitole de Toulouse, au Nouvel Orchestre de St Etienne, à l’Orchestre des Pays de la Loire, à l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy ainsi qu’à l’Opéra de Lyon.

La renommée internationale apportée par le Prix du Concours Européen de la F.N.A.P.E.C., le 2ème Prix au Concours International de l’A.R.D. à Munich et le 3ème Prix du Concours International d’Osaka à fait du Quintette NOCTURNE, l’activité principale de Frédéric MOURGUIART jusqu’en juillet 2001.


Titulaire du Diplôme d’Etat et du Certificat d’Aptitude, il est depuis 1999, professeur de Hautbois, de Musique de Chambre au C.R.D. de ROMANS SUR ISERE et y fonde le Département de Musique Ancienne dont il en aura la charge jusqu’en 2011. Parallèlement, il continue à tenir son poste de hautbois solo au Sinfonietta de Lausanne et à être régulièrement appelé à l’Orchestre de Chambre de GENEVE et à l’Ensemble Vocal et Instrumental de Michel CORBOZ.

Frédéric Mourguiart perfectionne sa direction d’orchestre et ses connaissances au contact de chefs reconnus tels que Michael HOFFSTETTER, Christophe COIN, Fabio BIONDI, Hervé NIQUET, Alessandro DE MARCHI, William CHRISTIE, Paul GOODWIN, Werner EHRHARDT et Reinhard GOEBEL.

C’est au sein des Fourberies d’Escarpin, ensemble de Musique Ancienne du Conservatoire de Romans, qu’il a développé son goût pour l’organisation de projets ambitieux réunissant souvent les compétences de sa Région et dévoilé l’énergie qui lui est propre à travers des concerts aux programmes étonnants souvent salués par la critique.

En 2008, passionné par l’Inde et sa musique, il part au Kerala apprendre le chant carnatique avec Rajashree Warrier et le Nâgaswaram (grand hautbois d’Inde du Sud) auprès du maître O.K. Subramanian.


En 2011, il fonde l’Académie du Concert de Lyon et devient le Directeur Artistique et Musical de cette grande formation Lyonnaise historique jouant sur instruments anciens et réunissant les meilleurs musiciens baroques de la région.

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L'enseignement du hautbois

(par le professeur)

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On peut, par exemple, varier son répertoire (musique de films ou de dessins animés, jeux et inventions, musique contemporaine), leur proposer systématiquement d’essayer ou de toucher l’instrument, faire des analogies sur le principe des instruments à anches : j’ai dans ma panoplie différents instruments du monde (Indien, Arménien, Chinois, Tunisien) ainsi que des pailles taillées de façon à permettre des jeux et des expérimentations de vibrations qui constituent une première approche de l’anche et de l’instrument. La présence de jeunes élèves débutants, en plus d’être valorisante pour le jeune hautboïste, peut avoir valeur d’exemple pour les spectateurs.


Ensuite, s’adapter à de nouvelles données sociologiques, aux changements des mentalités et du rôle de la musique chez l’enfant. Beaucoup d’entre nous ont commencé dans les rangs d’une harmonie municipale ou d’un petit orchestre dans lesquels les notions de convivialité étaient importantes où l’investissement personnel était lié au groupe. Or, depuis plusieurs années, l’éducation a beaucoup évolué dans le sens d’une plus grande liberté de choix de l’enfant et d’une plus grande palette de loisirs possibles et accessibles à moindre coup.


L’enseignement de la musique et du hautbois en particulier doit donc de plus en plus prendre en compte l’épanouissement et le plaisir que l’élève peut retirer de nos séances de cours. Cependant, il est délicat de ne pas céder à une certaine démagogie et un manque d’exigence. La recherche de l’équilibre entre la difficulté et l’exigence que requiert l’apprentissage du Hautbois et l’épanouissement de l’élève est une partie fondamentale et motivante de notre travail.

Aujourd’hui, les véritables finalités s’articulent autour d’un accès rapide et efficace à l’activité musicale par la pratique collective, musique de chambre ou orchestre plutôt que vers la maîtrise « pure » de l’instrument, bien que la qualité de jeu soit aussi un élément essentiel et gratifiant.

La première année :

Pour ma part, je considère que le choix d’un « Bois » est une première étape, ce choix opéré, il devrait appartenir au département tout entier de prendre en charge l’élève afin de leur permettre de se familiariser aux autres instruments de la même famille (Clarinette, Flûte, Basson) avant de faire un choix définitif et plus éclairé, en fonction :


  • d’une sensibilité particulière au registre grave ou aigu,

  • de sa morphologie (morphologie faciale, taille. etc.),

  • d’affinités qu’il peut développer avec le professeur (affinités qui sont souvent à l’origine des choix d’instrument lors d’animations scolaires ou présentations diverses),

  • de l’attirance esthétique pour une tessiture, un son ou la forme de l’un ou l’autre des instruments de la famille Bois.

Concrètement, on réunit les (futurs) élèves intéressés lors de premières séances (environ trois).

Ils sont donc amenés à comprendre le mécanisme, à chercher à obtenir un résultat concret (son tenu et placé, compréhension du rôle de la respiration et du souffle), et peuvent se fixer sur le Hautbois !


Ces séances de test ou d’année d’essai ne sont jamais du temps perdu puisque les mécanismes de respiration, de tenue du corps sont identiques chez tous les vents, répétés avec des mots différents par chacun d’entre nous et donc mieux compris. On constate que des enfants qui ont déjà explorés des instruments à vents arrivent avec des mécanismes et en ont compris le fonctionnement. Ces séances sont également un atout pour un instrument comme le hautbois car il devient facile de prouver qu’il n’est pas beaucoup plus ingrat d’en sortir un son qu’avec un autre.

Tous les élèves ayant choisi de rester gardent ensuite le même horaire de cours chaque semaine jusqu’à la fin de l’année afin d’être intégrés directement dans la classe et de ne pas changer d’avis durant les mois qui nous séparent de la rentrée et de ses inscriptions traditionnelles.


On renforce ainsi les liens qui unissent les membres de la classe et de la petite harmonie, liens qui perdurent tout au long de l’apprentissage de nos instruments. Pour les élèves séduits par nos instruments, ils sont dès le début sensibilisés à la complémentarité, la curiosité, et aimeront travailler ensemble par la suite, sans pour autant nuire aux individualités et différences de rapidité d’apprentissage que chaque enfant développera indépendamment. N’oublions pas que le conservatoire, comme toute activité périscolaire collective, est aussi un élément moteur du développement social de l’enfant.


  • ouverture d’esprit vers des notions moins conventionnelles et la diversité des matériaux sonores.

  • accès rapide, hors besoin d’une technicité de longue haleine, à la mémorisation, l’imitation, puis l’expression libre.

  • lecture et invention de codages différents, première passerelle vers l’écriture contemporaine

  • Notion de pulsation et sensation corporelle du rythme

Des années d'apprentissage

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  • Plaisir de jouer, seul ou en groupe, aimer son instrument.

  • Plaisir de la qualité technique, du travail porteur de résultats et d’expériences.

En effet, l’élève doit être motivé par une recherche de progrès, par une connaissance d’objectifs précis, à court, moyen et long terme, que le professeur cherchera à faire partager, et que l’élève aura plaisir à atteindre. Un parcours sans objectif est démotivant, peu gratifiant pour l’élève et le professeur.


Ces objectifs répondent à des critères techniques précis et spécifiques au niveau de l’élève, que l’on va aborder ici de manière plus détaillée. Faire apprécier la satisfaction d’un geste adapté : une respiration bien placée et maîtrisée, une langue rapide et précise, un beau son, une tessiture équilibrée, tels sont quelques qualités qui sont à la base d’un jeu gratifiant, base sur laquelle la sensibilité pourra se reposer.

Au cours de leur cursus, les élèves seront soumis à différentes évaluations : contrôle continu, contrôle en présence d'un jury extérieur, puis examens de fin de cycle pour accéder au cycle supérieur.

Les cycles d'apprentissage

Les Cycles


Les cycles sont conçus pour respecter le rythme de chaque élève. Ils s'étalent sur une durée de quatre ans pour les cycles I et II et trois ans pour le cycle III. Ces durées peuvent être écourtées ou allongées d'une année selon l'évolution de l'élève, chaque individu étant différent dans sa rapidité de progression.


Un élève bien dans sa classe et son établissement arrive inévitablement dans les grands niveaux et en particulier dans les différents troisièmes cycles.

L'entrée dans ces grands niveaux ne doit pas être une fin en soi, mais seulement une conséquence de l'épanouissement et de la qualité que l'élève trouve en classe. Elle doit faire l'objet d'une réflexion et d'une concertation avec l'élève et toute l'équipe enseignante.

Il ne faut pas laisser les événements et le temps qui passe décider de l’avenir d’un élève. De plus, l’ambiance, les projets et la qualité des autres disciplines (orchestre, musique de chambre, culture musicale) doivent contribuer à la fidélisation de ses adolescents systématiquement appelés à quitter notre ville dépourvue de grandes écoles et facultés.


Pour le plus grand nombre des élèves poursuivant après le Brevet d' Études Musicales, le 3ème cycle constitue l'achèvement des études musicales (cursus conduisant au CFEM). Pour certains, il est une étape vers les études supérieures et la professionnalisation (cursus spécialisé conduisant au DEM). Les différentes possibilités du 3éme cycle permettent à chaque élève d'harmoniser ses ambitions et ses capacités, tout en suivant un enseignement de qualité.

Cette dernière étape de l'apprentissage aura pour but de conduire le jeune musicien à une autonomie complète : il aura élaboré une méthode de travail personnelle efficace et saura structurer son interprétation.

Le futur musicien amateur jouera des répertoires variés en rapport avec son niveau technique et le temps dont il dispose pour se perfectionner, tandis que le préprofessionnel développera sa maîtrise instrumentale au maximum des exigences musicales, abordant des répertoires donnant accès à l'enseignement supérieur. L'objectif du cycle spécialisé porte sur les mêmes contenus que le 3ème cycle court, mais avec des exigences qualitatives et quantitatives beaucoup plus élevées. Un travail sur les traits d’orchestre sera abordé également afin de préparer l’élève à son éventuelle activité principale.

En plus des qualités instrumentales, culturelles et humaines, le professeur doit favoriser les passerelles nécessaires à l’épanouissement d’un élève dans des formations de bon niveau, voire lui laisser la possibilité de continuer à trouver au sein même du conservatoire les structures musicales adaptées. (Orchestres, ateliers jazz ou musique ancienne, formation amateur, etc.)

N’oublions pas qu’un élève restera toute sa vie un mélomane et un musicien, et qu’il est de notre responsabilité de l’armer au mieux sans l’enfermer dans des esthétiques. L’initiation aux instruments historiques est également une bonne manière de comprendre les œuvres et leur écriture, mais aussi de développer une certaine souplesse d’embouchure, voir même une vocation …

Mais tout ce « découpage » des acquis ne perd toutefois jamais de vu la notion de « plaisir » qui est à mon sens l’objectif principal de l’apprentissage de la musique.


  • Plaisir de l’initiative.

Le sens de l’initiative, l’habitude de s’écouter soi-même et l’acquisition d’une autonomie importante sont des facteurs motivants de l’apprentissage du hautbois. L’accent est porté sur la capacité à se connaître, à appréhender les éléments techniques à approfondir, les qualités mises en valeur par la pièce musicale et même l’invention d’exercices ou l’improvisation sur des formules de gammes (en suivant le modèle du Raga indien). La mixité de niveau des élèves peut donner lieu à un tutorat où les grands sont amenés à suivre ou aider un petit élève en lui prodiguant des conseils. Il arrive même que des petits aient envie de rester pendant les cours de grands et donner leur opinion. Ce sont des moments d'échange et d'apprentissage qui font une atmosphère sereine et constructive. Les parents peuvent ainsi être consultés également, ce qui leur donnent un « rôle » en les impliquant dans le travail et l’écoute de la musique qu’ils ne connaissent pas toujours.


  • Plaisir de la connaissance et de la pratique des répertoires et des styles.

Quelque soit l’âge et le niveau, la bonne connaissance de tous les répertoires, musique ancienne, jazz, musique contemporaine, pop, traditionnelle, est une condition nécessaire à l'épanouissement de nos élèves.

L’ouverture d’esprit est fondamentale pour l’apprenti musicien d’aujourd’hui ainsi que les recherches sur l’histoire, les acteurs et les techniques de la musique en général, l’organologie et l’iconographie musicale.

Dès leur plus jeune âge, on doit s’efforcer d’attiser la curiosité de nos élèves, les aider à se documenter sur les auteurs abordés, les instruments qu’ils seront amenés à rencontrer lors d’ensembles interclasses ou de concerts, les différents styles que l’on leur propose de jouer. Nous devons compléter et renforcer le travail effectué en Formation Musicale.


  • Plaisir du contact et du concert.

Les duos avec le professeur ou d’autres élèves, les ensembles de classes ou avec d’autres instruments, et le plaisir de l’interprétation en public sont une composante essentielle: jouer ensemble et pour quelqu’un. Le contact et la transversalité s’apprennent tôt !

Au C.R.D. du Pays de Romans, ils sont très tôt invités à travailler, déchiffrer et improviser en musique de chambre avec d’autres instruments (duos, trios et quintette). Les élèves sont donc amenés à se produire plusieurs fois par an en situation de concert (hors orchestres) dans ces formations ou en sonate avec piano.


  • Plaisir du « bricolage ».

Dès le second cycle, il est important que l’élève commence à désacraliser l’anche et apprivoise la peur de ne pas avoir de matériel. Cela passe par l’apprentissage du montage puis du grattage des anches. Le fait de se confronter à la matière, de la dompter et d’apprécier la perspective d’être indépendant face à ce petit bout de roseaux doit faire partie intégrante de l’enseignement. Très tôt, lors des retouches éventuelles, il me semble important d’expliquer où et comment l’on améliore les choses, quels sont les principes de base d’un grattage efficace. Nous avons la chance à Romans d’intégrer dans mon emploi du temps un créneaux spécialement réservé à la conception des anches car une certaine injustice règne pour les hautbois et les bassons. Le temps de cours traditionnel ne prend pas en compte cet aspect supplémentaire de l’apprentissage de nos instruments et l’on voit encore trop souvent des étudiants de Cycle spécialisés, voir du C.N.S.M., encore ignorants sur ce sujet, pourtant responsable de 90% de notre réussite.


  • La musique avant tout !

La richesse d’expression, la qualité du son, la recherche de la qualité artistique et stylistique, etc. passent aussi par l’encouragement à écouter les autres, les concerts, des disques ou des émissions télévisées (retransmissions de concerts et d’opéras, la boite à musique, berlingot ...). On doit s’efforcer de « parler de musique » dès le plus jeune âge. Cette expression si souvent galvaudée est pourtant un des domaines les plus importants et les plus délicats de notre enseignement. Il s’agit, quel que soit l’âge et le caractère de l’élève, de l’amener à exprimer sa sensibilité, son esprit à travers les pièces de musique que l’on lui fournit (et dont le choix est aussi un élément primordial).


  • Plaisir du rayonnement de la classe.

Une classe qui s’exprime est une classe qui vit.

L’élève doit sentir le dynamisme de sa classe de hautbois, se produire avec d’autres classes, dans l’école et hors l’école. Notre établissement est non seulement un centre de formation mais aussi de création et de diffusion. Nous participons donc à la vie culturelle de la Communauté de Communes du Pays de Romans en décentralisant nos auditions, spectacles et concerts dans les communes qui la constituent.

En se manifestant tant à l’intérieur de l’établissement qu’au sein de la cité et de son agglomération, cette classe permet aux élèves de s’exprimer, de s’affirmer, de s’épanouir et de faire découvrir son instrument.

En participant à des événements régionaux (week-ends, créations, congrès, examens communs), les élèves sont amenés à se rencontrer et se connaître davantage. Ils découvrent alors d’autres approches pédagogiques d’invités ou de collègues de la région ainsi que d’autres rythmes de travail.

L'atelier d'interprétation de musiques anciennes

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Parallèlement à mon enseignement de hautbois, Monsieur Alexandre SIRANOSSIAN alors directeur, m’avait demandé lors de mon recrutement en 1999 et aux vues de mes compétences en la matière, de monter entièrement le Département Musique Ancienne du Conservatoire de Romans.

Jusqu’en 2011, je m’y suis investit totalement en dirigeant et confectionnant notamment pour le grand orchestre des programmes originaux constitués de partitions à découvrir ou redécouvrir.

C’est ainsi que j’ai mené chaque année des projets de grandes envergures tels que : La Judith Triomphante de Vivaldi, des spectacles avec la classe de chant sur des opéras de Haendel, avec la classe de Danse sur des airs de Monteverdi, Musique au temps de Louis XIV, Fireworks et Watermusic de Haendel (avec de vrais feux d’artifices), de nombreux concerts avec récitants, chœur et orchestre – Motets de Schütz, Te Deum de Charpentier et Campra, messe du Couronnement de Mozart, Didon et Énée de Purcell ou encore la version intégrale du Bourgeois gentilhomme de Molière/Lully réunissant plusieurs associations de la ville, danseurs hip hop, parents d’élèves etc. Mon dernier concert fût sur le thème de Hambourg, faisant connaître à nos étudiants ainsi ces compositeurs allemands géniaux mais oubliés qu’étaient Heinichen, Erlebach ou bien Keiser. Ces concerts étaient donnés dans le cadre de la saison de la ville ou lors de festivals tels que Saoû chante Mozart, St Donat, Petites cours et résonnances …

Des séminaires et Master-classes en partenariat avec le Département de Musique Ancienne du C.R.D. de Valence ont été mis en place ainsi que les auditions des plus petites formations dans le cadre de festivals du patrimoine de la région.

Les hautbois y sont souvent mis en valeur faisant partie intégrante de la sonorité de cette époque et contribuent ainsi également à la promotion de notre instrument

Projets de la classe de musiques anciennes :

2014Der Schulmeister - Spectacle autour des Cantates du même nom de G.P. Telemann, réunissant les classes de FM, Hautbois et Musique ancienne.


2013 – Audition de la classe de Hautbois sur des créations contemporaines dont certaines œuvres écrites par Patrick Busseuil spécialement pour la classe et l’occasion.


2012 – Audition sur le thème de Noël agrémenté de poèmes écrit par les élèves.

Constitution et participation d’une bande de hautbois géante réunissant les élèves de Valence, Bourg-lès-Valence, Annonay et Romans lors du concert d’ouverture du Congrès du Hautbois organiser par Valence.


2011 Un Soir à Hambourg - Concerts symphoniques de musique baroque sur les compositeurs méconnus de Hambourg (Keiser – Erlebach – Heinichen – Händel), avec récitant.


2010Te Deum - Concerts symphoniques de musique baroque sur le thème du Te Deum (Campra et Charpentier) avec textes et mise en espace.


2009 - Le Bourgeois Gentilhomme (Lully/Molière) version intégrale. Après un travail d’une année et demie, réunissant danseurs classiques et hip-hops, comédiens, chanteurs, jongleurs, costumiers, orchestre, issus du Conservatoire et des associations de la ville de Romans.


2008 - Barack Obamo – Concert sur des Airs d’opéra de divers compositeurs des XVIIème et XVIIIème siècles. Grand ensemble de musique ancienne et Classe de Chant.


2007/2006 – 3 concerts symphoniques Mozart dont certains pour le festival « Saoû chante Mozart » avec la messe du couronnement, sonates d’église et extraits de messes en collaboration avec le chœur « la Tarentelle » de Bézayes.


2007Haendel Mania - Concerts réunissant la classe de chant lyrique, l’Ensemble de musique ancienne du Conservatoire et quelques professeurs autour d’un spectacle/opéra sur la musique de Haendel.


2006Coup de Ballet - Gala de danse avec orchestre en fosse sur divers compositeurs des XVIIème et XVIIIème siècles (Monteverdi – Charpentier – Lully – Purcell – Haendel – Vivaldi).

Tango en la Escuela - Audition de Musique de Chambre sur le theme du Tango en plein air. Transformation de la cour du Conservatoire en Cabaret Latino. Musiciens, danseurs, bougies, boissons, guirlandes et petites tables ont accueillis en soirée les parents d’élèves et un public étranger à l’école.


2005Juditha Triumphans – Concerts de l’Oratorio de Vivaldi. Ensemble de musique ancienne de Romans et chœur « la Tarentelle » de Bézayes.

Audition déambulatoire dans le Musée de la Chaussure pour « la nuit des musée »

Master class sur la technique d’archet baroque et l’ornementation italienne, par les professeurs du Conservatoire de Valence.


2004 Symphonies et Airs pour le Roy Soleil – Concerts sur des musiques et airs de Lully, par la classe de chant, l’ensemble de musique ancienne de Romans et un comédien, tous en costumes baroques.


2003Didon et Énée – Opéra de Purcell. Classe de chant et l’ensemble de musique ancienne de Romans.


2002Motets - Concerts sur des motets et des Symphonies de Schütz et Monteverdi. Ensemble de musique ancienne de Romans et chœur « la Tarentelle » de Bézayes.

Master class par Gilles Vanssons – le hautbois baroque, Chaconnes et Basses obstinées.


2001 Fireworks de Haendel – Concert donné pour le festival Romanais « Petites cours et résonnances » dans les jardins du Musée de la chaussure. Orchestre de musique ancienne et Artificiers de la ville ont reconstitué cette festivité quasi à l’identique.


2000Carnaval de Romans – Concert spectacle en plein air réunissant orchestre, comédiens, chanteurs et escrimeurs, tous en costumes et masques d’époque, donné devant monsieur le Maire et les élus pour l’ouverture du Carnaval.


1999 – Création du Département de Musique Ancienne du Conservatoire de Romans. Cursus, examens, cours d’interprétation ouverts à tous les instruments, grand ensemble de musique ancienne font partis de ce projet.

Quelques eleves devenus pro

Quelques musiciens devenus professionnels à l’issu de mes classes.

Elysabeth Passot – Hautbois Baroque

Laetitia Cottave – Hautbois moderne

Nadège Sibeud – Hautbois moderne

Mehdi Samaï – Guitare

Marie Gilles – Flûte traversière

Véronique Bouilloux – Violon Baroque

Chouchane Siranossian – Violon

Astrig Siranossian – Violoncelle

Gaëlle-Anne Michel – Violon

Laure-Hélène Michel – Violoncelle

Sylvie Pascalis – Alto

Quentin Mourier - Piano

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